Mes jambes de poète


Mal penseur, penseur du mal, de quoi pensez-vous,
Pendant les nuits obscures de votre réveil ?
Avec de l’encre, il me plait de dire, vous vous plaisez,
Malhonnête, voyeur, flâneur dans toutes les rues !

Je me promène réfléchissant de votre haine de fou,
Ces jambes de poète bougeant dans leur jupe de laine,
Eh bien, à l’hôtel, une femme couvrit de peine,
Se baissent toute nues en plaidant un sous,

Facon de dire, je me méfie des hommes,
Leurs femmes frivoles, leur régime de chair humaine,
Car j’en ai un cœur vivant de l’amour plein,
Rouge comme du sang, doux comme une jolie pomme.

Ils se tuent pour du jambon, les cannibales d’hiver,
Ils détestent les fleurs et toute cette herbe qui pousse,
Quoi de neuf ? Une tête c’est une pamplemousse,
Et sur les jambes ils appliquent une lame de fer.

Sur mes jambes de poète, je garde une jupe de soie,
Bon marche, couleur d’or avec d’orange mélangé,
Sur laquelle, soigneuse, je ne verserai ni vin ni the,
Mais le scélérat dit : quelle peine ? Une femme s’en fait de bois !

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